Pourquoi les femmes lisent-elles plus de romans que les hommes ?

Posté le 16/11/2014 à 10h49. Modifié il y a 2 ans 7 mois 6 jours Voir le livre

Titre:
Jane Eyre
Genre:
Actu, Politique et Société
Editeur:
Folio
( 20/04/2012 )
ISBN:
2070446050
848 pages
5,60 euros

Il  y a des études statistiques qui montrent que les femmes lisent plus de romans que les hommes, font partie de plus de club de lecture, fréquentent plus souvent les bibliothèques, achètent plus de livres, suivent plus de cours d’écriture créative, et probablement écrivent plus d’œuvres de fiction que les hommes. Si, d'un point de vue démographique, elles arrêtaient tout d’un coup de lire, le genre romanesque serait presque condamné.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur la liste des meilleures ventes des sites de ventes en ligne, pour se rendre que les auteurs femmes sont généralement plus représentés que les hommes dans le genre romanesque. En effet, les femmes sont le rempart du commerce de roman. Ces statistiques semblent montrer que les disparités seraient dues à l’histoire des romans, les personnages, le scénario, les idées, les songes, les expériences et les valeurs véhiculées sont modelés pour refléter un point de vue féminin.

Même si vous enlevez les histoires d’amour, la romance et ses nombreuses dérivées, qui ciblent quasi exclusivement les femmes, eh bien, les lectrices continuent toujours à dépasser les lecteurs en nombres. En considérant les genres, qui autrefois étaient considérés comme masculin, les lectrices et écrivaines sont, là aussi, largement représentées dans de nombreux genres : de la science-fiction, et autres histoires de zombies, aux romans à suspense, d’horreur, de guerre, y compris une myriade d’autres sous-genres.

Quel que soit le sexisme qui a pu exister avant dans le monde de l’édition, cela n’est plus du tout le cas. Les femmes qui avant étaient freinées par l’éducation, les coutumes et préjugées, et cantonnées principalement à des rôles de nourrices et d’aide-soignante, ont subrepticement dominé le marché des romans. L’élan créatif n’étant pas lié au sexe, les femmes ont écrit et publié des romans dès l’émergence de cette forme de littérature.

Noter le nom de ces auteurs : Balzac, Dickens, Tolstoï, Brontë, Proust, Stowe, Lessing, Hemingway – certains masculins d’autres féminins, leurs histoires sont racontées du point de vue des deux sexes ; des histoires sur l’espèce humaine qui ne se limitent pas à un seul genre.

Le sexe d’un romancier n’a aucun rapport avec sa créativité. Le seul critère objectif ici est le talent, un don mystérieux et extraordinaire qui ne connait pas le sexisme. Une auteure talentueuse peut insuffler sa pensée et ses  sentiments à un personnage masculin (Harry Potter – J. K. Rowling) comme un auteur peut le faire avec un personnage féminin (Bénédicte Ombredanne – l€.. les forêts - Éric Reinhardt). S’il y a une ligne de démarcation mystique entre le style masculin et féminin, je n’arrive pas à la déterminer. Quant à la question de savoir pourquoi les femmes dominent le marché des livres ou peut-être même le métier d’écrivain, je n’ai bien évidemment pas la réponse. Je peux comprendre le concept d'équité des salaires et d'égalité des chances, mais il est difficile de cerner la parité intellectuelle et artistique.

En tant que lecteur, mon choix se base surtout sur le talent de l’auteur(e), sa capacité à m’immerger dans son monde, et à suivre ses personnages dans leurs intrigues et leur destin.

À votre avis, pourquoi les femmes lisent-elles plus de romans que les hommes ? Ou bien est-ce une question sans réponse comme les mystères de l’amour et de l’attirance ?

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